Moyens de déplacement – En auto

Drogues et médicaments : au volant, c'est non!

En conduisant sous l'effet de drogues ou de médicaments, vous mettez en danger votre vie et celle des autres, en plus de vous exposer à des sanctions sévères.

Il n'y a pas de drogues inoffensives

Toutes les drogues, du cannabis à la cocaïne, agissent sur le cerveau et leurs effets nuisent à la capacité de conduire et cela, même si on a l'impression que la drogue consommée ne fait plus effet.

Conduire avec les facultés affaiblies par la drogue ou les médicaments

Voici certaines conséquences légales possibles liées à la conduite avec les facultés affaiblies. Il s'agit d'un résumé et les sanctions peuvent varier entre autres selon le nombre d'infractions.

À la 1re infraction

À la 2e infraction et aux suivantes

  • Suspension immédiate du permis : 24 heures
  • Saisie du véhicule : 90 jours
  • Amende : aucun minimum
  • Emprisonnement : 30 jours, 120 jours ou plus si l'accident a causé des blessures ou la mort
  • Révocation du permis : 3 ans à 5 ans
  • Programme d'évaluation et de réduction du risque de conduite avec les capacités affaiblies
  • Possibilité d'interdiction d'immatriculer, d'acheter, de louer un véhicule ou de rouler avec un véhicule à son nom, selon le nombre d'infractions

Consultez la section Ce que dit la loi pour voir les coûts et sanctions détaillés.

Vos infractions routières à l’extérieur du Québec vous suivent… au Québec

Le Québec a conclu des ententes de réciprocité avec l’Ontario, le Maine et l’État de New York.

Vos infractions entraînant des points d’inaptitude commises dans ces États et province se retrouveront obligatoirement dans votre dossier de conduite de la SAAQ, exactement comme si elles avaient été commises au Québec.

Pouvoirs des policiers : formés pour détecter la conduite avec les facultés affaiblies

Si un policier a des doutes sur la façon de conduire de quelqu’un, il peut lui faire passer une série de tests – des épreuves de coordination des mouvements (équilibre, démarche, etc.) –, lui demander de souffler dans un appareil de détection d’alcool, etc.

Ces tests sont suffisants pour mettre un conducteur en état d’arrestation.

La seule observation du policier pourrait suffire à mettre un conducteur en état d’arrestation lorsque ce dernier a les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue.

Refuser d'obéir à un agent de la paix

Refuser d'effectuer les épreuves de coordination des mouvements ou de souffler dans l'alcootest entraîne automatiquement les sanctions les plus sévères prévues par le Code criminel et le Code de la sécurité routière.

À l'arrestation

Les effets de l’alcool sur la conduite

  • Augmentation de la prise de risque
  • Faux sentiment de confiance et de contrôle
  • Difficulté à maintenir une vitesse constante
  • Difficulté à se concentrer
  • Temps de réaction plus lent
  • Gestes brusques
  • Mauvaise coordination
  • Somnolence

Les drogues dites « dures »

On parle du LSD, de la cocaïne, du crack et de l’héroïne, pour n’en nommer que quelques-unes. Ces drogues ont un effet immédiat et majeur sur le système nerveux central. Pour la plupart, elles provoquent un état de surexcitation, d’énergie et d’euphorie dans lequel la personne peut se sentir invincible.

Derrière un volant, l’effet d’une drogue dure transforme le conducteur en personne hautement dangereuse. Grands excès de vitesse et prises de risques : les accidents de la route qui en résultent ne se limitent pas à des bris de carrosserie, mais à des pertes de vies.

Les drogues dites « douces »

Fumer du cannabis ou en consommer sous toutes autres formes provoque des effets tout aussi dangereux que la consommation d’une drogue dure, parce que le THC qui est contenu dans cette plante agit aussi directement sur le système nerveux central (le cerveau).

Au volant, le cannabis entraîne une baisse de la vigilance, de la concentration et des réflexes, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction, en plus d’affecter le jugement. 

Exemples d’effets sur la conduite

  • Ne pas remarquer les panneaux
  • Sorties de route
  • Difficulté à maintenir une trajectoire constante
  • Dépassements non sécuritaires
  • Temps de freinage augmenté
  • Difficulté à réagir en situation d’urgence

Médicaments d’ordonnance et en vente libre

Certains médicaments prescrits par les professionnels de la santé ou en vente libre peuvent diminuer la capacité à conduire parce qu’ils peuvent causer :

  • de la somnolence
  • des étourdissements
  • une vision floue
  • une baisse de concentration
  • des pertes de mémoire
  • etc.

Ces médicaments peuvent être des tranquillisants, des antidépresseurs, des somnifères, des antihistaminiques (pour les allergies), des décongestionnants (pour les sinus, la toux, etc.), des relaxants musculaires et une multitude d’autres, comme ceux qui contiennent des opiacés ou autres substances, utilisés par exemple pour calmer la douleur.

Presque toutes les classes de médicaments peuvent produire des effets secondaires qui influencent la capacité à conduire, ces effets étant variables d’une personne à l’autre. Ceux qui provoquent de la somnolence sont particulièrement néfastes pour la conduite.

Vous prenez des médicaments et vous devez conduire?

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour connaître les effets de ces médicaments sur la conduite automobile.

Lisez attentivement les indications et surtout les contre-indications à la conduite, que ces médicaments soient prescrits par le médecin ou en vente libre.

Attention

Attention aux mélanges!

Combiner des médicaments avec de l’alcool ou des drogues augmente considérablement le risque d’être impliqué dans un accident mortel. Les effets des différentes substances consommées peuvent s’additionner, et même se multiplier.

Des solutions de rechange simples et efficaces

Seul le temps élimine les effets de la drogue et des médicaments, alors planifiez vos déplacements! Vous pouvez :

  • prendre un taxi ou le transport en commun
  • désigner un conducteur pour la soirée
  • dormir sur place, si vous êtes chez un ami
  • appeler un service de raccompagnement : Opération Nez rouge, Tolérance Zéro, etc.

Un pacte pour la vie

Signez un pacte pour la vie (PDF, 357 Ko)Ce fichier n'est pas conforme aux standards sur l'accessibilité du Web. avec les membres de votre famille et vos amis. Dans une telle entente, chacun s’engage à ne pas conduire avec les facultés affaiblies et à aller chercher l’autre en tout temps.