Sandra Veilleux, victime de la route (somnolence)
Transcription textuelle : Sandra Veilleux, victime de la route (somnolence)
Claude Rivest, père d'une victime de la route (perte de contrôle)
Transcription textuelle : Claude Rivest, père d'une victime de la route (perte de contrôle)
Maryse Jeannotte, victime de la route (somnolence)
Transcription textuelle : Maryse Jeannotte, victime de la route (somnolence)/span>
Les effets d’une longue période d’éveil : semblables à la consommation d’alcool
Une étude en laboratoire (Williamson et Feyer, 2000) a comparé les effets d’une longue période d’éveil à ceux de l’alcool (taux d’alcoolémie) :
- Entre 17 et 19 heures d’éveil consécutives : les capacités physiques et mentales sont comparables à celles d’une personne ayant un taux d’alcool dans le sang de 50 mg/100 ml (0,05)
- Après 24 heures d’éveil consécutives : les capacités physiques et mentales sont comparables à celle d’une personne ayant un taux d’alcool dans le sang de 100 mg/100 ml (0,10)
Quelques trucs pour garder les yeux ouverts lors des longs trajets
- Se reposer avant de partir et prévoir des pauses environ toutes les 2 heures.
- S’arrêter dans un endroit sécuritaire et faire une sieste de 20 à 30 minutes dès les premiers signes de fatigue. Boire un café, idéalement avant la sieste, car le café peut prendre 20 minutes avant de faire effet.
- Si c’est possible, demander à un passager de prendre le volant.
- Éviter autant que possible de conduire la nuit ou pendant les périodes normalement réservées au sommeil.
- Planifier ses déplacements en tenant compte des moments où la fatigue se fait le plus souvent sentir. Par exemple, éviter les trajets monotones sur des routes peu éclairées la nuit.
- Réduire sa vitesse : à la longue, le surplus d’information à traiter provoque de la fatigue.
- Éviter la fatigue visuelle, par exemple en diminuant l’éclairage du tableau de bord.
- Prendre des repas légers et s’hydrater régulièrement.
- Tenir compte de tout problème médical qui peut augmenter les risques de fatigue.
Pause ou sieste?
Une pause vous permettra d'améliorer votre vigilance pour une très courte période. La sieste vous aidera à récupérer si vous êtes fatigué, et vous vous sentirez reposé plus longtemps.
La sieste ne peut pas remplacer une bonne nuit de sommeil, mais…
En cas de grande fatigue, la sieste vous aidera à poursuivre votre route en sécurité pendant une période de 2 à 3 heures. Si, lorsque la fatigue survient, il vous reste plus de 2 heures de route à faire, mieux vaut vous arrêter pour une période équivalent à une nuit de sommeil complète.
Où s’arrêter en toute sécurité?
Dans le stationnement d'une halte routière, d’une aire de service près de la route, d’un commerce ou à n’importe quel endroit où on a le droit d’arrêter son moteur sans compromettre sa sécurité et celle des autres. On peut aussi s’arrêter dans un village-relais qui offre tous les services nécessaires aux voyageurs.
L’accotement : pour les situations d’urgence seulement!
En plus d'être interdit sur une autoroute, le stationnement sur l’accotement n’est pas sécuritaire, puisqu’il y a un risque de collision avec les autres véhicules.
Fatigue, alcool, drogue, médicaments : un mélange mortel!
La consommation d’alcool, de médicaments ou de drogue, ou leur combinaison, augmente considérablement les risques d'être impliqué dans un accident mortel. Elle multiplie également l'effet de la fatigue et rend donc la conduite encore plus dangereuse.
Dernière modification : 30 mars 2026