Comportements – Drogues et médicaments

Mythes et réalités

Beaucoup de croyances circulent par rapport à la drogue au volant, par exemple le fait qu'un policier ne peut pas détecter qu'un conducteur a fumé du cannabis. On peut maintenant affirmer que c'est faux!

« Sous l'effet du cannabis, je me sens tout à fait en contrôle. »

Faux! Le cannabis affecte la capacité de conduire. Sous l'influence du cannabis, le temps de réaction augmente, le contrôle de la trajectoire est plus difficile et la coordination des gestes est moins bonne. Vous courez donc beaucoup plus de risques d'être impliqué dans un accident.

On ne devrait jamais conduire dans les 5 heures après avoir fumé du cannabis ou 6 à 7 heures après en avoir ingéré sous d'autres formes.

Information utile

Le cannabis, c'est la même chose que…

… pot, herbe, marie-jeanne, shit, weed, haschich, cannabis sativa, chanvre indien, marijuana, etc.

« Les policiers ne peuvent pas vérifier qu'un conducteur est sous l'effet de la drogue. »

Faux! Les policiers peuvent évaluer la capacité de conduire d'un conducteur en lui faisant passer des tests sur le bord de la route, puis, si nécessaire, au poste de police.

Épreuves de coordination des mouvements

Ce sont des tests que peut faire passer un policier sur le bord de la route s'il soupçonne un conducteur d'avoir les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue. Parmi ces tests : équilibre, démarche, mouvement des yeux, etc.

Ces tests suffisent à mettre quelqu'un en état d'arrestation et à le conduire au poste de police pour des examens plus poussés.

Experts en reconnaissance de drogues

Ce sont des policiers formés pour faire passer des tests plus poussés lorsque l'état du conducteur le nécessite.

Parmi les tests : tension artérielle (pression), température, pouls, dilatation de la pupille, examen de la bouche, test d'urine, de salive, etc.

S'il y a lieu, les résultats de ces tests seront déposés en preuve au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales pour une éventuelle poursuite en vertu du Code criminel.

Les recettes et les ruses pour déjouer les tests sont inefficaces

Justement parce que l'efficacité des tests est scientifiquement prouvée.

« J'ai bu ou fumé un joint, mais je ne vais pas loin… »

Mauvais raisonnement! Un grand nombre d'accidents, 45 %, ont lieu près de la maison. Voici ce qui se passe :

  • lorsqu'il connaît bien le trajet, le conducteur a tendance à relâcher son attention. Il se met en mode « pilote automatique », ce qui diminue sa vigilance et son temps de réaction
  • quand la drogue entre en ligne de compte, le jugement du conducteur est affaibli. Cela peut le mener à commettre des erreurs facilement détectables par les policiers ou à faire un accident

« Vaut mieux prendre les routes secondaires pour éviter les policiers. »

Ce n'est pas une bonne idée! Lorsqu'on a consommé de la drogue, même en petite quantité, on se dit que, sur les routes secondaires et chemins moins fréquentés, il n'y a pas grand risques de trouver une auto de police… Or, comme les policiers connaissent bien ces pratiques, ils surveillent aussi les secteurs moins fréquentés.

« J'ai bu ou fumé la veille, je risque encore de me faire arrêter. »

C'est uniquement si la capacité à conduire est affaiblie que les policiers peuvent être amenés à détecter, avec les tests de dépistage, les traces de drogue ou d'alcool non éliminées.

« Je ne fume que du cannabis. Ce n'est pas si grave, c'est une drogue douce. »

La conduite sous l'effet du cannabis ou autres drogues douces

La consommation de drogues douces entraîne une mauvaise perception des distances, de la vitesse, une difficulté à maintenir une trajectoire droite et une vitesse constante, une diminution des réflexes, etc.

Bref, tous les ingrédients qu'il faut pour causer un accident!

La conduite sous l'effet d'une drogue dure comme l'héroïne ou la cocaïne

Les effets sont durs! La cocaïne et l'héroïne, pour ne nommer qu'elles, sont de puissants stimulants et désinhibiteurs qui génèrent un état euphorique où tout semble permis et possible.

Au volant, ces drogues entraînent de l'agressivité qui se traduit par une vitesse excessive et des prises de risques inconsidérées, comme doubler dans un virage, changer de voie brusquement, etc.

« Les médicaments sont moins dangereux que les drogues. »

Certains médicaments prescrits par les professionnels de la santé ou en vente libre peuvent diminuer la capacité à conduire parce qu'ils peuvent causer :

  • de la somnolence
  • des étourdissements
  • une vision floue
  • une baisse de concentration
  • des pertes de mémoire
  • etc.

Ces médicaments peuvent être des tranquillisants, des antidépresseurs, des somnifères, des antihistaminiques (pour les allergies), des décongestionnants (pour les sinus, la toux, etc.), des relaxants musculaires et une multitude d'autres, comme ceux qui contiennent des opiacés ou autres substances, utilisés par exemple pour calmer la douleur.

Presque toutes les classes de médicaments peuvent produire des effets secondaires qui influencent la capacité à conduire, ces effets étant variables d'une personne à l'autre. Ceux qui provoquent de la somnolence sont particulièrement néfastes pour la conduite.

Vous prenez des médicaments et vous devez conduire?

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour connaître les effets de ces médicaments sur la conduite automobile.

Lisez attentivement les indications et surtout les contre-indications à la conduite, que ces médicaments soient prescrits par le médecin ou en vente libre.