Foire aux questions
Questions d’ordre général
Les entreprises et tout autre organisme ayant un parc de véhicules lourds qui offrent la formation obligatoire ont l’avantage de donner une formation reconnue dans un contexte intégrant les valeurs de l’entreprise.
Pour les écoles de conduite, la formation obligatoire représente une occasion de faire affaire avec une nouvelle clientèle.
La formation obligatoire est le Programme d’éducation à la sécurité routière – classe 1 (PESR – classe 1) conçu par la SAAQ en partenariat avec les centres de formation qui offrent le diplôme d’études professionnelles (DEP) en transport par camion du ministère de l’Éducation. Elle a été présentée à divers acteurs du milieu de la formation et de l’industrie du transport pour recueillir leurs commentaires.
Le PESR – classe 1 est d’une durée de 125 heures, soit 75 heures de théorie et 50 heures de pratique au volant.
Le contenu et sa forme sont basés sur les exigences de la norme 16 du Code canadien de sécurité. Toutefois, l’adaptation du modèle d’affaires prend en compte les particularités des réalités et de la réglementation du Québec de manière à favoriser une formation de qualité adaptée au besoin de la clientèle partout en province.
- L’objectif est de favoriser l’uniformité des compétences et le développement d’une nouvelle main-d’œuvre plus compétente et plus sécuritaire dès l’embauche.
Le modèle de formation proposé fait en sorte que le Québec se distingue des autres administrations canadiennes, puisque l’offre de formation permet entre autres aux entreprises et à d’autres organisations détenant des parcs de véhicules lourds d’offrir, à certaines conditions, le programme de formation de la Société (prestataire de formation), ce qui correspond par ailleurs à leurs attentes.
Le fait que des entreprises en transport, des écoles de conduite et d’autres organisations puissent former elles-mêmes leurs employés permet de limiter les effets de la mesure qui rend obligatoire la formation pour l’ensemble des candidats à la conduite d’un véhicule lourd.
Note : Le programme de formation menant à l’obtention du diplôme d’études professionnelles (DEP) en transport par camion du ministère de l’Éducation intègre le contenu du PESR – classe 1. Il permet aussi l’obtention de la classe 1.
Le modèle québécois propose différentes options et le fait que les entreprises prestataires de la formation puissent former leurs employés à même leurs ressources permet de limiter les coûts.
Le coût de la formation obligatoire est laissé à la libre concurrence entre les entreprises du secteur de la formation en conduite de véhicules lourds. Ainsi, chacune détermine elle-même le prix que doivent payer les élèves.
Les entreprises peuvent adapter le prix de leur formation à leurs coûts d’exploitation en fonction de leurs actifs et de la réalité de leur milieu.
De plus, les entreprises bénéficient d’une plus grande latitude à déterminer leur marge bénéficiaire, selon leur planification d’affaires, ce qui devrait susciter davantage d’intérêt à offrir la formation partout au Québec.
En comparaison, la majorité des administrations canadiennes exigent maintenant une formation obligatoire et le coût varie principalement entre 7 000 $ et 15 000 $.
Des mesures financières sont prévues, à certaines conditions :
- Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) offre, sous certaines conditions, un soutien financier aux personnes désirant suivre la formation à temps complet, à la suite d’une évaluation de leurs besoins.
- Les particuliers désirant exercer le métier de camionneur de la classe 1 peuvent bénéficier de la mesure fiscale annoncée dans le budget 2025-2026 du Québec. Selon celle-ci, les établissements d’enseignement privés qui offrent le PESR – classe 1, dont les écoles de conduite, peuvent être désignés comme établissements d’enseignement reconnus par Revenu Québec et ainsi délivrer à leur clientèle pour ce programme des reçus pour frais de scolarité correspondant à 8 % des frais de scolarité admissibles.
- Par ailleurs, des établissements financiers pourraient offrir du financement sous la forme d’un prêt aux futurs étudiants et étudiantes. Cette avenue de financement privée existe dans les autres provinces canadiennes. Nous vous invitons à vérifier auprès de votre établissement financier.
La SAAQ offre gratuitement la formation des formateurs des prestataires de formation reconnus. De plus, ces derniers peuvent bénéficier d’un soutien financier, à certaines conditions, pendant les deux premières années.
En effet, une somme pouvant aller jusqu’à 3 610 $ par candidate formatrice ou candidat formateur (jusqu’à un maximum de 5 par prestataire) est allouée pour la dispense de l’employée ou de l’employé et pour l’utilisation d’un véhicule lourd lors de la formation. Notez qu’un maximum de 130 candidates et candidats seront admissibles au soutien financier en 2025 et 2026. Faites vite, les premiers prestataires qui déposeront une demande de soutien financier seront les premiers à l’obtenir. De plus, pour être admissibles, les prestataires devront déposer leur demande avant la date limite.
Reconnaissance d’un prestataire
La SAAQ peut reconnaître un établissement d’enseignement, une école de conduite, une entreprise ou tout organisme lié à l’usage de véhicules de classe 1 pour qu’il ou elle offre ce programme.
Ainsi, toute personne physique, morale ou société située au Québec détenant un numéro d’entreprise du Québec peut devenir prestataire de formation en respectant les conditions relatives à la reconnaissance d’un prestataire-PESR (PDF, 447,6 Ko) .
Les principales conditions pour devenir prestataire sont les suivantes :
- détenir un numéro d’entreprise du Québec, s’il s’agit d’une personne physique, morale ou d’une société;
- être situé au Québec;
- nommer une personne qui agira à titre de responsable;
- ne pas s’être vu révoqué ou avoir été impliqué dans la révocation d’une reconnaissance accordée par la SAAQ ou un organisme agréé au cours des cinq dernières années;
- ne pas avoir été reconnu coupable d’une infraction incompatible avec les activités d’un prestataire de formation ou ne pas être mis en accusation;
- ne pas avoir commis, dans les deux années précédentes, une faute ou un acte répréhensible lié à l’éthique commerciale ou professionnelle ou tout autre acte incompatible avec les activités d’un prestataire de formation;
- ne pas être en faillite ou un failli non libéré;
- ne pas avoir à son emploi une personne ayant été impliquée dans la révocation d’une reconnaissance délivrée par la SAAQ au cours des cinq dernières années.
Spécifiquement pour la classe 1, le demandeur doit également :
- être inscrit au Registre des propriétaires et des exploitants de véhicules lourds (PEVL) et avoir une cote de sécurité « satisfaisante »;
- détenir minimalement la catégorie « Bronze » au Programme de reconnaissance des bons comportements s’il est inscrit depuis plus de deux ans au registre des PEVL ou, s’il est inscrit depuis moins de deux ans, ne pas avoir atteint l’un ou l’autre des pourcentages du seuil de points qui l’empêcherait d’obtenir la catégorie « Bronze »;
- ne pas faire l’objet d’un transfert de dossier à la Commission des transports du Québec (CTQ);
- ne pas être en interdiction d’exploiter ou de mettre en circulation un véhicule lourd à la suite d’une décision de la CTQ.
Par « infraction incompatible », nous entendons toute infraction au Code criminel de nature sexuelle ou contraire aux bonnes mœurs ou encore mettant en danger la vie ou y portant atteinte, à moins qu’un pardon n’ait été obtenu.
L’une ou l’autre des infractions suivantes, dans la mesure où la déclaration de culpabilité remonte aux cinq dernières années, à moins qu’un pardon n’ait été obtenu :
- toute infraction au Code criminel qui porte atteinte au respect, à l’intégrité ou à la sécurité des personnes (ex. : voies de fait, harcèlement, enlèvement, menaces, séquestration);
- toute infraction au Code criminel comportant un élément de malhonnêteté (ex. : fraude, vol, supposition de personne, corruption, parjure);
- toute infraction au Code criminel relative à la possession ou à l’utilisation d’armes ou de substances explosives;
- toute infraction au Code criminel liée à la conduite d’un véhicule routier (ex. : conduite avec les facultés affaiblies, refus d’obtempérer, délit de fuite, conduite dangereuse);
- toute infraction à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (L.C. 1996, ch. 19);
- toute infraction à la Loi sur le cannabis (L.C. 2018, c. 16).
Pour devenir un prestataire reconnu, il suffit de répondre aux conditions de reconnaissance et de fournir les informations et pièces justificatives attendues pour fin d’analyse à la SAAQ.
Il est à noter que seules les demandes complètes seront analysées. Dans le cas contraire, le demandeur aura 30 jours pour compléter sa demande.
- Demandeur : nom, adresse, NEQ et si :
- personne physique : numéro de permis de conduire, date de naissance, numéro de téléphone et adresse courriel;
- personne morale ou société : nom, coordonnées et date de naissance des dirigeants, des administrateurs et des associés.
- Personne responsable : nom, coordonnées et date de naissance.
- Lieu d’enseignement : adresse.
- Reconnaissance visée : véhicule lourd (classe 1).
- Prévisions pour la première année d’exploitation :
- nombre d’inscriptions visé;
- nombre de formateurs anticipé;
- nombre de véhicules qui seront affectés à l’enseignement.
- Formateur : nom et numéro de permis de conduire et numéro de formateur, le cas échéant.
- Véhicule utilisé : numéro d’identification, numéro de la plaque et nom du titulaire de l’immatriculation.
- Autorisation :
- du demandeur s’il s’agit d’une personne physique ou, s’il s’agit d’une personne morale ou d’une société, de celle des dirigeants, des administrateurs et des associés permettant à la SAAQ de vérifier les renseignements les concernant;
- de la personne responsable autorisant la SAAQ à vérifier les renseignements la concernant;
- pour que l’assureur puisse divulguer, sur demande, à la SAAQ et aux élèves le nom et les coordonnées de l’assureur, le montant de la couverture d’assurance ainsi que les dates d’entrée en vigueur et de fin du contrat d’assurance du prestataire-PESR.
- Dans le cas d’une personne morale ou d’une société : résolution autorisant la personne désignée à agir en son nom dans le cadre de la demande de reconnaissance.
- Certificat d’absence d’antécédent judiciaire ou liste des antécédents judiciaires du demandeur, de la personne responsable ou, s’il s’agit d’une personne morale ou d’une société, de ses dirigeants, de ses administrateurs et de ses associés, délivré par un corps policier et daté d’un maximum de 90 jours.
- Copie d’une pièce d’identité avec photographie du demandeur, de la personne responsable ou, s’il s’agit d’une personne morale ou d’une société, de ses dirigeants, de ses administrateurs et de ses associés.
- Copie du contrat de service avec l’élève (sauf pour un employé dans le cadre d’un contrat de travail).
- Plan de démarrage et de maintien de service qui contient (uniquement pour la classe 1) :
- une preuve qu’en cas d’absence d’un formateur ou de bris mécanique d’un véhicule, le prestataire-PESR a un formateur ou un véhicule de remplacement afin d’éviter un bris de service;
- un portrait anticipé de la première année d’activités présentant le plan d’affaires, les motivations, les projections, les états financiers (si disponibles), les prévisions financières ainsi que la démarche opérationnelle.
- Assurances :
- une copie du contrat d’assurance responsabilité civile valide au nom du prestataire-PESR d’un montant minimal de 2 000 000 $ couvrant le préjudice causé dans le cadre de ses activités et dans tous les lieux où celles-ci sont exercées;
- l’attestation d’assurance prévue par la Loi sur l’assurance automobile (RLRQ, chapitre A-25) pour chaque véhicule affecté à l’enseignement.
- Locaux et installations :
- les titres de propriété ou les baux relatifs aux locaux visés par la demande ainsi qu’à la piste en circuit fermé ou à la zone sécuritaire, le cas échéant;
- le plan d’aménagement ou les photos des locaux pour répondre aux besoins de la clientèle, y compris, le cas échéant, ceux des personnes à mobilité réduite;
- le schéma de la zone sécuritaire.
- Véhicules :
- une photo de chaque véhicule permettant de vérifier l’apposition de l’identification du prestataire-PESR;
- l’affiche portant l’inscription « Auto-école » et/ou « Élève au volant », placée sur la partie supérieure du véhicule (pour la classe 5) ou sur le tracteur routier et à l’arrière de la semi-remorque (pour la classe 1).
Après avoir franchi toutes les étapes de reconnaissance, une lettre vous sera transmise vous indiquant votre numéro de reconnaissance. Vous recevrez votre certificat de reconnaissance par courrier. Dans l’attente de votre certificat, la présente lettre fait office de certificat. La SAAQ publiera sur son site Web le nom, l’adresse et le numéro de certificat du prestataire-PESR.
Le certificat de reconnaissance est intransmissible et incessible.
Ceci signifie que vous pouvez commencer les activités d’enseignement à titre de prestataire-PESR pour la classe reconnue.
Comme prévu dans les Conditions relatives à la reconnaissance d’un prestataire-PESR (ci-après « CRP-PESR »), le certificat de reconnaissance devra être affiché à la vue de votre clientèle. Dans l’attente de votre certificat, la lettre de reconnaissance fait office de certificat.
De plus, en tant que prestataire-PESR, vos activités seront soumises au processus de contrôle de qualité. Vous devez vous conformer aux CRP-PESR dans l’exercice de celles-ci, et ce, pendant toute la durée de votre reconnaissance. À cet effet, la personne responsable du prestataire-PESR devra suivre une formation pour s’assurer du maintien des conditions de reconnaissance.
De plus, le prestataire-PESR doit s’assurer de maintenir à jour les renseignements qu’il a fournis et conserver l’ensemble de la documentation relative à ses activités liées au PESR dans un emplacement sécuritaire. Cette dernière doit être accessible, sur demande et avec diligence, aux représentants de la SAAQ.
Le prestataire-PESR doit remplir et transmettre annuellement à la SAAQ, et ce, au plus tard le 31 janvier de chaque année, le document Déclaration de conformité. Les informations ainsi transmises doivent couvrir toutes les activités de l’année civile précédente, soit du 1er janvier au 31 décembre. La SAAQ se réserve le droit de demander ce document au prestataire-PESR en tout temps.
Formation des formateurs
Toute personne qui détient un diplôme d’études secondaires ou l’équivalent ou cinq années d’expérience pertinente peut devenir formateur. Elle doit également :
- détenir un permis de conduire valide de classe 1 et les mentions appropriées depuis au moins deux ans :
- une personne ayant obtenu son permis de conduire du Québec en échange d’un permis de conduire délivré par une autre autorité administrative sera réputée satisfaire l’exigence prévue au présent paragraphe si elle détient un minimum de 48 mois d’expérience de conduite à son dossier, dont 12 en vertu de son permis de conduire du Québec;
- ne pas avoir plus de 4 points d’inaptitude inscrits à son dossier de conduite;
- ne pas être mise en accusation ou avoir été reconnue coupable d’une infraction incompatible avec les activités d’un prestataire;
- réaliser la formation des formateurs pour la classe 1 et les évaluations.
De plus, spécifiquement pour la classe 1, en regard de son dossier de conducteur de véhicules lourds (CVL), le formateur ne doit pas :
- avoir reçu une lettre d’avertissement pour atteinte de 50 % du seuil de points à ne pas atteindre pour les zones « Comportement global » et « Implication dans les accidents » dans les deux années précédant l’admissibilité;
- avoir fait l’objet d’un transfert à la Commission des transports du Québec (CTQ);
- être en interdiction de conduire un véhicule lourd à la suite d’une décision de la CTQ.
Il est à noter que la personne peut offrir la formation théorique, même si elle détient son permis de classe 1 depuis un an seulement. Cette mesure transitoire prendra fin le 15 juin 2027.
Veuillez consulter les articles 36 et 37 des Conditions relatives à la reconnaissance d’un prestataire-PESR (PDF, 447,6 Ko) pour de plus amples informations.
Au préalable, le formateur aura donné son autorisation (PDF, 193,6 Ko) pour consulter l’information pertinente à sa candidature dans le but de déterminer son aptitude à agir à titre de formateur.
La formation des formateurs est la formation obligatoire que doivent suivre les formateurs embauchés par les prestataires pour donner le PESR – classe 1.
Elle consiste à développer chez les formateurs les compétences pédagogiques appropriées à l’enseignement de la conduite de véhicules lourds et à les outiller de manière à bien accompagner la clientèle durant son apprentissage.
Elle est d’une durée de 84 heures, soit 40 heures pour le volet pédagogique, 40 heures pour l’enseignement du PESR – classe 1 et 4 heures de pratique au volant d’un véhicule lourd (ronde de sécurité, un attelage et un dételage, une marche arrière en angle et deux heures sur le réseau routier).
Le tout devrait s’échelonner sur une période d’environ 3 à 4 semaines.
Les maîtres formateurs de la SAAQ forment gratuitement les candidats formateurs pour ce nouveau programme de formation.
La formation des formateurs est offerte au siège social de la SAAQ, à Québec, au centre administratif de Montréal ainsi qu’aux centres de services de Laval et de Longueuil. Le calendrier de formation est rendu accessible après avoir obtenu la reconnaissance du prestataire.
Oui. Le candidat formateur pourra, sur démonstration des preuves requises, effectuer seulement les exercices et l’évaluation du volet 1 de la formation de formateur. Par la suite, une fois l’évaluation du volet 1 réussie, il sera tenu de suivre le volet 2 de la formation des formateurs de la classe 1.
Pour agir en tant que formateur, le candidat doit :
- avoir terminé la formation des candidats formateurs établie par la SAAQ et effectué les évaluations;
- posséder une lettre d’autorisation d’enseignement du PESR sans supervision;
- le cas échéant, participer à une formation d’appoint, se soumettre à une appréciation qualitative et prendre les moyens appropriés afin que les lacunes observées soient corrigées;
- être déclaré apte à l’enseignement par le prestataire-PESR qui l’emploie;
- remplir le formulaire de consentement du formateur.
Un numéro de formateur à enseigner lui sera par la suite attribué par la SAAQ.
Veuillez consulter les articles 41 à 51 des Conditions relatives à la reconnaissance d’un prestataire-PESR (PDF, 447,6 Ko) pour de plus amples informations.
Le programme de contrôle de qualité des écoles de conduite a pour mandat d’effectuer des contrôles et des vérifications auprès des prestataires de formation afin de s’assurer du respect des conditions de leur part. De plus, lorsqu’un prestataire-PESR en est à sa première reconnaissance toutes classes confondues, il est assujetti à une année d’accompagnement qui lui permettra de se familiariser avec l’application des conditions relatives à la reconnaissance des écoles de conduite.
Formation des élèves
Le prestataire-PESR doit avoir, à l’adresse indiquée au certificat de reconnaissance, un local (ou plusieurs) lui permettant de rencontrer et de former la clientèle ainsi que de réaliser ses activités administratives. Le local (ou les locaux) doit être accessible sans qu’il soit nécessaire d’emprunter le passage privé d’un logement ou d’une résidence.
Le local doit être maintenu ouvert au public aux heures d’ouverture affichées. Le prestataire-PESR doit afficher, dans son local situé à l’adresse indiquée sur le certificat de reconnaissance, à la vue de la clientèle, son certificat de reconnaissance.
Oui. Le ratio maximal doit être de 1 formateur pour 16 élèves, et ce, afin que la formation puisse être offerte dans un délai raisonnable.
Le prestataire-PESR doit également être en mesure d’offrir aux élèves des plages horaires appropriées, comme le soir et la fin de semaine, pour les élèves qui sont aux études.
Le prestataire-PESR peut offrir les cours théoriques à distance, en tout ou en partie, sous réserve de respecter les conditions suivantes :
- La technologie utilisée doit permettre une interaction en direct entre le formateur et les élèves, et ce, tout au long du cours.
- Le formateur doit prendre les présences à chaque cours et en conserver la preuve.
- Le prestataire-PESR doit être en mesure de s’assurer que les élèves sont présents tout au long du cours.
- En cas de problème technique, le prestataire-PESR est tenu de reprendre le contenu de la formation qui n’a pu être enseigné.
Un véhicule par élève, propre et en bon état.
Les véhicules que le prestataire-PESR est tenu de fournir doivent être soit sa propriété, soit celle de sa personne responsable, d’une entreprise lui appartenant, d’un prestataire-PESR appartenant au même propriétaire ou d’une entreprise spécialisée en location. Le fait d’être locataire d’un véhicule pour une période d’un an ou plus équivaut à être propriétaire de celui-ci.
Le prestataire-PESR doit avoir accès à une zone sécuritaire qui répond aux normes d’application du PESR. À cet égard, elle doit permettre l’acquisition de compétences pratiques ainsi que l’apprentissage des manœuvres de base. L’emplacement doit être situé à proximité du local servant à l’enseignement des connaissances pratiques et être suffisamment grand pour permettre à l’élève d’effectuer les manœuvres prescrites au PESR – classe 1, notamment la mise en mouvement du véhicule avec changements de vitesse, la marche arrière, incluant l’approche ainsi que les activités d’attelage et de dételage de la semi-remorque. La surface doit être plane et bien drainée et avoir au moins deux longueurs et demie d’équipement (tracteur routier et semi-remorque), notamment pour les manœuvres en marche arrière.
Peu importe les zones sécuritaires retenues pour la formation, le formateur ainsi que le prestataire de formation doivent prendre les moyens nécessaires afin d’assurer la sécurité du formateur, celle des élèves et de tous les autres usagers de la route. L’utilisation d’une signalisation particulière, de cônes ou de tout autre dispositif de sécurité est de mise, notamment pour les activités de marche arrière et d’attelage et de dételage.
Le prestataire-PESR doit s’assurer que le formateur et chaque élève respectent l’ensemble des normes de sécurité du PESR lorsqu’ils se trouvent en zone sécuritaire (ex. : bottes de sécurité, dossard, etc.).
Avant chaque sortie sur la route, le formateur s’assure que l’élève a en main son permis en vigueur et qu’il est approprié à la conduite du véhicule.
La formation exige l’utilisation d’un tracteur routier et d’une semi-remorque selon les critères suivants :
- Tracteur routier : masse nette d’au moins 4 500 kg.
- Les véhicules affectés à l’enseignement de la conduite d’un véhicule lourd (classe 1) peuvent être à transmission automatisée, automatique ou manuelle.
- Semi-remorque : longueur d’au moins 13,7 m (45 pi) – distance de 10,7 m (35 pi) entre le pivot d’attelage et le centre du train arrière.
Ils doivent être munis des équipements suivants :
- un système de freinage pneumatique complet pour le tracteur routier et la semi-remorque;
- un minimum d’un essieu tandem sous le tracteur routier et un autre sous la semi-remorque;
- un dispositif d’attelage;
- un dispositif de points d’ancrage permettant les activités de vérification et d’utilisation des dispositifs d’arrimage;
- une affiche « Élève au volant » sur le tracteur routier et à l’arrière de la semi-remorque. Ces affiches doivent être visibles à une distance d’au moins 30 m. Une bande d’au plus 15 cm de large peut être placée sur la partie supérieure du pare-brise sans compromettre la visibilité du conducteur.
Un dispositif de consignation électronique (DCE) doit être utilisé lors de l’enseignement de cette compétence et lorsque l’oblige le Règlement sur les heures de conduite et de repos des conducteurs de véhicules lourds.
Les camions porteurs couplés à une remorque ne sont pas admissibles.
Les véhicules appartenant à un prestataire-PESR qui est une école de conduite ou un établissement qui est titulaire d’un permis pour l’enseignement de la conduite de véhicules lourds délivré en vertu de l’article 11 de la Loi sur l’enseignement privé doivent être immatriculés sous la catégorie d’usage « École de conduite » (ECOND).
Toute entreprise ou tout organisme reconnu comme prestataire du programme PESR – classe 1, mais dont les véhicules ne sont pas immatriculés selon les normes exigées, ne peut offrir la formation qu’à ses propres employés, et ce, uniquement dans le cadre d’un contrat de travail.
Oui, dans la mesure où les véhicules respectent les conditions relatives à la reconnaissance d’un prestataire de formation et que la formation est donnée à ses employés, dans le cadre d’un contrat de travail.
Oui.
Le prestataire-PESR doit utiliser, aux fins d’enseignement du PESR, tout matériel pédagogique à jour conçu par la SAAQ. Ce matériel comprend les documents suivants :
a) Présentations PowerPoint
b) Plan cadre
c) Plan de cours
d) Évaluations des compétences
e) Passerelles de formation de la classe 2 ou 3 vers la classe 1
f) Formations pour obtenir la mention F ou la mention M
g) Guide Conduire un véhicule lourd
h) Tout autre document de formation déterminé par la SAAQ
Sous réserve de l’obtention d’une autorisation de la SAAQ et des conditions qui y seront rattachées, il est interdit de reproduire, en tout ou en partie, les contenus de ces documents.
Il est également interdit d’apposer le logo de la SAAQ sur tout document créé à titre d’outil de travail au moyen d’extraits des documents cités précédemment à l’article 75 ou sur tout autre document créé par le prestataire-PESR.
L’ensemble de la documentation liée à l’enseignement du PESR – classe 1 (matériel du formateur reconnu par la SAAQ) sera disponible en français et en anglais.
Cependant, en vertu de la Politique linguistique de l’État, la SAAQ est dans l’obligation d’offrir la formation des formateurs en français seulement.
En effet, la Politique linguistique de l’État s’applique aux ministères et aux organismes du gouvernement du Québec, aux organismes municipaux et aux institutions parlementaires. Dans cette politique, les notions d’Administration, d’organismes de l’Administration et d’État font indistinctement référence à ces différentes entités, sauf si le contexte exige qu’il en soit autrement. La large portée de la Politique linguistique de l’État démontre la force du mouvement que l’exemplarité de l’Administration provoque en matière de langue française. Il appartient à la personne qui exerce la plus haute autorité administrative, dans chacun des organismes visés, de veiller à l’application de la Politique linguistique de l’État. Cette personne doit ainsi veiller au respect de l’exemplarité de l’État.
Vous pouvez vous inscrire à la prochaine séance d’information. Par la suite, consultez la section Nous joindre pour soumettre vos questions.
Dernière modification : 9 décembre 2025