Comportements - Drogues et médicaments

Effets des drogues et des médicaments sur la conduite

Toutes les drogues produisent des effets incompatibles avec la conduite automobile. Il en est de même pour certains médicaments.

Il n'y a pas de drogues inoffensives

Toutes les drogues, du cannabis à la cocaïne, agissent sur le cerveau et leurs effets nuisent à la capacité de conduire et cela, même si on a l'impression que la drogue consommée ne fait plus effet.

Les drogues dites « dures »

On parle du LSD, de la cocaïne, du crack et de l’héroïne, pour n’en nommer que quelques-unes. Ces drogues ont un effet immédiat et majeur sur le système nerveux central. Pour la plupart, elles provoquent un état de surexcitation, d’énergie et d’euphorie dans lequel la personne peut se sentir invincible.

Derrière un volant, l’effet d’une drogue dure transforme le conducteur en personne hautement dangereuse. Grands excès de vitesse et prises de risques : les accidents de la route qui en résultent ne se limitent pas à des bris de carrosserie, mais à des pertes de vies.

Les drogues dites « douces »

Fumer du cannabis ou en consommer sous toutes autres formes provoque des effets tout aussi dangereux que la consommation d’une drogue dure, parce que le THC qui est contenu dans cette plante agit aussi directement sur le système nerveux central (le cerveau).

Au volant, le cannabis entraîne une baisse de la vigilance, de la concentration et des réflexes, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction, en plus d’affecter le jugement. 

Exemples d’effets sur la conduite

  • Ne pas remarquer les panneaux
  • Sorties de route
  • Difficulté à maintenir une trajectoire constante
  • Dépassements non sécuritaires
  • Temps de freinage augmenté
  • Difficulté à réagir en situation d’urgence

Médicaments d’ordonnance et en vente libre

Certains médicaments prescrits par les professionnels de la santé ou en vente libre peuvent diminuer la capacité à conduire parce qu’ils peuvent causer :

  • de la somnolence
  • des étourdissements
  • une vision floue
  • une baisse de concentration
  • des pertes de mémoire
  • etc.

Ces médicaments peuvent être des tranquillisants, des antidépresseurs, des somnifères, des antihistaminiques (pour les allergies), des décongestionnants (pour les sinus, la toux, etc.), des relaxants musculaires et une multitude d’autres, comme ceux qui contiennent des opiacés ou autres substances, utilisés par exemple pour calmer la douleur.

Presque toutes les classes de médicaments peuvent produire des effets secondaires qui influencent la capacité à conduire, ces effets étant variables d’une personne à l’autre. Ceux qui provoquent de la somnolence sont particulièrement néfastes pour la conduite.

Vous prenez des médicaments et vous devez conduire?

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour connaître les effets de ces médicaments sur la conduite automobile.

Lisez attentivement les indications et surtout les contre-indications à la conduite, que ces médicaments soient prescrits par le médecin ou en vente libre.

Attention

Attention aux mélanges!

Combiner des médicaments avec de l’alcool ou des drogues augmente considérablement le risque d’être impliqué dans un accident mortel. Les effets des différentes substances consommées peuvent s’additionner, et même se multiplier.

Des solutions de rechange simples et efficaces

Seul le temps élimine les effets de la drogue et des médicaments, alors planifiez vos déplacements! Vous pouvez :

  • prendre un taxi ou le transport en commun
  • désigner un conducteur pour la soirée
  • dormir sur place, si vous êtes chez un ami
  • appeler un service de raccompagnement : Opération Nez rouge, Tolérance Zéro, etc.

Un pacte pour la vie

Signez un pacte pour la vie (PDF, 357 Ko)Ce fichier n'est pas conforme aux standards sur l'accessibilité du Web. avec les membres de votre famille et vos amis. Dans une telle entente, chacun s’engage à ne pas conduire avec les facultés affaiblies et à aller chercher l’autre en tout temps.