Alcool ou drogue: on ne conduit pas. Pas de risques à prendre

Québec, le 26 novembre 2018. – Plus d’un mois après la légalisation du cannabis, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) continue son travail d’éducation sur les risques associés à l’alcool ou la drogue au volant et déploie une vaste campagne de sensibilisation dans les médias de masse. 

La campagne vise à rappeler que bien que le cannabis soit légal, il est interdit de conduire après en avoir consommé. Comme c’est le cas pour l’alcool, le cannabis au volant peut avoir de lourdes conséquences. 

  • Période couverte : du 26 novembre 2018 au 6 janvier 2019
  • Public cible : conducteurs de 18 à 44 ans, avec insistance auprès des 18 à 24 ans
  • Thème : « Alcool ou drogue : on ne conduit pas. Pas de risques à prendre. »
  • Principaux moyens : télé, radio, affichage, Web et médias sociaux 

Les messages vidéo sont disponibles sur la chaîne YouTube de la SAAQ.

Du 29 novembre 2018 au 3 janvier 2019, les organisations policières et les contrôleurs routiers de la SAAQ mèneront pour leur part une opération nationale concertée au cours de laquelle ils assureront une surveillance accrue et des contrôles routiers intensifs en matière d’alcool et de drogue au volant. 

Citations :

« La conduite avec les facultés affaiblies, peu importe la substance consommée, est inacceptable. Particulièrement pour le cannabis, le message est clair : lorsqu’on consomme, on ne conduit pas. Le gouvernement du Québec souhaite continuer le travail pour améliorer le bilan routier, notamment en conscientisant les conducteurs aux dangers de l’alcool ou de la drogue au volant. J’encourage les conducteurs à faire preuve de prudence et à continuer d’adopter des comportements sécuritaires au volant. » 

François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie

« Il ne fait aucun doute que comme l’alcool, le cannabis produit des effets qui nuisent à la capacité de conduire et qui augmentent le risque d’accident de la route. C’est pourquoi nos partenaires policiers seront présents sur le terrain pendant toute la période des Fêtes. Avec les nombreuses solutions de rechange qui existent, comme l’Opération Nez rouge, il n’y a aucune excuse valable pour conduire avec les facultés affaiblies. »

Nathalie Tremblay, présidente et chef de la direction de la SAAQ

Faits saillants :

  • Conduire avec les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue est un comportement dangereux et sévèrement puni par le Code criminel et le Code de la sécurité routière.
  • Au Québec, le cannabis est la drogue décelée en plus grande proportion chez les conducteurs décédés.
  • De 2012 à 2016, parmi les conducteurs décédés dans un accident de la route au Québec :
    • 33 % avaient des drogues licites ou illicites dans le sang
    • 19 % avaient du cannabis dans le sang
    • 35 % des conducteurs de 16 à 24 ans avaient du cannabis dans le sang
  • Chaque année, en moyenne, de 2012 à 2016, l’alcool au volant était en cause pour :
    • 110 décès (30 %)
    • 260 blessés graves (15 %)
    • 1 800 blessés légers (5 %)
  • Le cannabis entraîne une baisse de la vigilance, de la concentration et des réflexes, une mauvaise coordination et un allongement du temps de réaction, en plus d’affecter le jugement.
  • Exemples d’effets du cannabis sur la conduite :
    • Ne pas remarquer les panneaux de signalisation
    • Faire une sortie de route
    • Avoir de la difficulté à demeurer dans le centre de la voie
    • Effectuer des dépassements non sécuritaires
    • Freiner tardivement
    • Avoir de la difficulté à réagir en situation d’urgence
  • Mélanger cannabis et alcool amplifie les effets de l’un et de l’autre et augmente grandement le risque d’être impliqué dans un accident de la route.
  • Les policiers peuvent détecter une personne qui conduit sous l’effet de l’alcool ou de la drogue.
  • À compter du 18 décembre 2018, l’échec aux tests du policier expert en reconnaissance de drogues entraînera la suspension immédiate du permis de conduire pour 90 jours (en cas de récidive, le véhicule sera saisi pour 90 jours). Le résultat de ces tests pourrait aussi mener à des accusations criminelles.